Le cercle des fées.

Le cercle des fées.
Un jour, un garçon d'une douzaine d'années avait mené le troupeau de moutons de son père sur les pentes du Petit-Freni, non loin du village de Crymych. Quand il fut arrivé à la pâture, il y avait encore un peu de brouillard autour du sommet de la montagne, et le garçon essayait de voir d'où était venu ce brouillard. Les gens du pays disait en effet que, lorsque le brouillard venait du côté de Pembroke, il ferait beau, mais s'il venait de Cardigan, il ferait mauvais.

Comme il regardait autour de lui ce paysage tranquille et silencieux, la surprise le fit tout à coup sursauter
: il apercevait en effet, sur les pentes du Grand-Freni, un groupe de gens qu'il croyait bien être des soldats, en train de s'affairer en cercle, comme pour un exercice. Mais le garçon commençait à connaître les habitudes des soldats, et il se dit lui-même qu'il était trop tôt dans la journée pour que ceux-ci fussent déjà là. Laissant le troupeau pâturer tranquillement sous la garde des chiens, il marcha dans cette direction et, quand il fut plus près, il constata que ce n'étaient pas des soldats qu'il voyait ainsi, mais des gens appartenant au peuple féerique. Et ils étaient occupés à danser en rond, sans se soucier de ce qui se passait autour d'eux.

Le ga
rçon avait entendu bien des fois les vieux du village parler des fés et, lui-même, il avait vu souvent les cercles qu'avaient laissées les "petites gens" sur l'herbe, le matin, après avoir dansé toute la nuit. Mais il n'en avait jamais encore rencontré. Sa première idée fut de retourner en hâte à la maison pour raconter à ses parents ce qu'il avait vu, mais il renonça à ce projet, se disant que les fées risquaient de ne plus être là lorsqu'il reviendrait.

Il se décida à approcher prudemment po
ur mieux les observer. De toute façon, il savait bien que les "petites gens" ne l'attaqueraient pas : tout ce qu'il craignait, c'est qu'elles disparaissent lorsqu'elles se seraient aperçues de la présence d'un être humain. Il s'avança donc le long des haies pour mieux se dissimuler et parvint ainsi sans encombre le plus près possible du cercle. Là, il se tint immobile et ouvrit les yeux tout grands pour ne rien perdre de la scène.

Il put ainsi constater que, parmi les "petites gens", il y avait un nombre égal d'hommes et de femmes, mais tous étaient extrêmement élégants et en
joués. Tous n'étaient pas en train de danser et quelques-uns se tenaient tranquillement à proximité immédiate du cercle, attendant d'entrer dans la ronde. Certaines femmes montaient de petits chevaux blancs fringants. Mais ils portaient tous de beaux vêtements de différentes couleurs, et c'est parce que certains d'entre eux avaient des habits rouges que le garçon avait pensé à des soldats.

Il était là, en pleine contemplation de ce spectacle inhabituel, quand les "petites gens" l'aperçurent. Au lieu de paraître hostiles ou de s'enfuir, elles lui firent signe d'entrer dans le
cercle et de se joindre à leurs danses. Il n'hésita pas, mais, dès qu'il fut entré dans le cercle, il entendit la plus douce et la plus irrésistible musique qu'il connût. Immédiatement, sans comprendre ce qui se passait, il se retrouva au milieu d'une élégant demeure, aux murs recouverts de tapisseries de toutes couleurs. Des jeunes filles ravissantes l'accueillirent et le conduisirent dans une grande salle où des nourritures appétissantes étaient disposées sur une table. Elles l'invitèrent à manger, et le garçon, qui ne connaissait guère que les habituelles pommes de terre au lait de beurre qui constituaient le repas de la ferme, se régala avec des plats d'une exquise finesse, tous à base de poissons. Et on lui donna à boire le meilleur vin qui fût, dans des coupes d'or serties de pierres précieuses.

Le garçon se croya
it au paradis. La musique et le vin l'engourdissaient, et la vue de ces jeunes filles empressées autour de lui le ravissait. L'une d'elles lui dit alors d'un ton aimable :

- Tu peux rester ici autant que tu veux. Tu te réjouiras avec nous jour et nuit et tu auras à manger et à boire autant que tu le désires. Mais il ya une chose q
ue tu ne devras jamais faire : c'est de boire l'eau du puits qui se trouve au milieu du jardin, même si tu as très soif, car alors, tu ne pourrais plus demeurer ici.


Le garçon se hâta d'assur
er qu'il prendrait grand soin à ne pas enfreindre cette interdiction. Et quand il fut bien rassasié, les jeunes filles l'emmenèrent danser. Il ne se sentait pas fatigué le moins du monde et se sentait capable de s'amuser ainsi durant sa vie entière. Jamais il n'avait été à une telle fête, jamais il n'avait éprouvé une telle joie, un tel bonheur de se trouver au milieu d'un luxe inconnu, avec des gens élégants et ditingués qui le traitaient ainsi avec douceur et courtoisie. Il lui arrivait de penser à la ferme, à son troupeau, à ses parents, mais il chassait vite ces images de son esprit pour mieux s'absorber dans la danse et la musique.

Un jour, cependant, comme il prenait l'air dans le jardin, au milieu des fle
urs les plus belles et les plus parfumées, il s'approcha du puits et se pencha pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur : il aperçut une multitude de poissons brillants qui frétillaient et qui renvoyaient vers lui la lumière du soleil. Alors, il ne put résister : il tendit son bras et sa main toucha la surface de l'eau.

Aussitôt, les poissons disparurent et un cri confus se répendit à travers le jardin et la dem
eure. La terre se mit à trembler brusquement et le garçon se retrouva au milieu de son troupeau, sur la pente du Petit-Freni. Il y avait toujours la brume au sommet de la montagne, mais le garçon eut beau chercher partout, il ne put découvrir aucune trace du cercle, aucune trace du puits ni de la demeure des fées. Il était seul sur la montagne, et ses moutons paissaient paisiblement comme si rien ne s'était passé.

# Posté le samedi 27 juin 2009 08:10

BIENVENU !!...(JE REMERCIE BEAUCOUP ELFLEDANGE ET KESAPIXIE POUR CE GRIMOIRE) LIENS DESSOUS !!

BIENVENU !!...(JE REMERCIE BEAUCOUP ELFLEDANGE ET KESAPIXIE POUR CE GRIMOIRE) LIENS DESSOUS !!
MON ESPACE "LE REPOS DES YEUX ET DU COEUR ".
LAISSER VOS IMPRESSIONS ET SUGGESTIONS !!
MERCI ET BONNE VISITE.


LIENKESAPIXIE

LIENELFLEDANGE


# Posté le vendredi 06 mars 2009 06:10

Modifié le mercredi 13 mai 2009 13:28

Vous entrez dans mon royaume !!!!

Vous entrez dans mon royaume !!!!

# Posté le jeudi 02 avril 2009 17:51

FANTASTIQUE !!!

FANTASTIQUE !!!

# Posté le jeudi 02 avril 2009 17:56

PRINCESSE DES BOIS.(image offerte par outre-monde avec mes remerçiements)

PRINCESSE DES BOIS.(image offerte par outre-monde avec mes remerçiements)
Ton sourir de framboise,
Parfume l'eau du ruisseau.

T
es yeux noisette,
N
chappent pas à l'écureuil,
Qui perché sur la branche d'un vieux chêne,
Te guette.

Ta robe de mousse,
Ondule et Verdoie,
S
ous un rai de soleil,
Il repousse les feuilles
Pour venir jusqu'à toi.

Tes cheveux lisses,
attirent les papillons.
Ils ne demandent qu'à venir se poser,
En guise de barrettes, et d'ornements.

T
u es pieds nus,
Par terre, sur le sol,
Et dans l'herbe.
Mille petits champignons lèvent leur chapeau
Saluent ton passage.

Les escargots sont tous réunis pour te transporter
Sur leur carrosse doré.
Mais où veulent-ils bien t'emmener ?

Là-bas, tout au fond de la forêt,
Là, où seules les princesses sont autorisées,
La grande prairie enchantée.
Aujourd'hui, c'est ta fête,
Pour toi est célébré le bal des fées.

OUTRE-MONDE LIEN ICI

# Posté le mercredi 03 juin 2009 16:15

LA VIE.

LA VIE.
[]“Rire c'est risquer de paraître-Pleurer, c'est risquer de paraître fragile.-Aller vers quelqu'un c'est risquer de s'engager.-Exposer ses sentiments, c'est risquer d'exposer son moi profond.-Présenter ses idées, ses rêves aux autres, c'est risquer de les perdre.-Aimer, c'est risquer de les perdre.-Aimer, c'est risquer de ne pas être aimé en retour.-Vivre, c'est risquer de mourir.-Espérer, c'est risquer de désespérer.-Essayer, c'est risquer d'échouer.-Mais, il faut prendre des risques, car le plus grand danger dans la vie c'est de ne rien risquer du tout.-Celui qui ne risque rien ne fait rien, n'a rien, n'est rien.-Il peut éviter la souffrance mais il n'apprend rien ne ressent rien ne peut ni changer ni se développer, ne peut ni aimer ni vivre.-Enchaîné par sa certitude,-Il devient esclave, il trahit sa liberté.-Seuls ceux qui risquent d'aimer sont libres.”

{Frédéric Jezegou
}

# Posté le mercredi 20 mai 2009 11:29

L'ONDINE DE L'ETANG !!!!! (MERCI DEMONE POUR CETTE BELLE IMAGE )

L'ONDINE DE L'ETANG !!!!!   (MERCI DEMONE POUR CETTE BELLE IMAGE )
Il y avait une fois un meunier qui vivait heureusement avec sa femme. Ils avaient de l'argent et du bien, et leur prospérité croissait d'année en année. Mais le malheur, dit le proverbe, vient pendant la nuit; leur fortune diminua d'année en année, comme elle s'était accrue, et à la fin le meunier eut à peine le droit d'appeler sa propriété le moulin qu'il occupait. Il était fort affligé, et, quand il se couchait le soir après son travail, il ne goûtait plus de repos, mais s'agitait tout soucieux dans son lit. Un matin, il se leva avant l'aube du jour et sortit pour prendre l'air, imaginant qu'il se sentirait le c½ur soulagé. Comme il passait près de l'écluse de son moulin, le premier rayon du soleil commençait à poindre, et il entendit un peu de bruit dans l'étang. Il se retourna, et aperçut une belle femme qui s'élevait lentement du milieu de l'eau. Ses longs cheveux, qu'elle avait ramenés de ses mains délicates sur ses épaules, descendaient des deux côtés et couvraient son corps d'une éclatante blancheur. Il vit bien que c'était l'ondine de l'étang, et, tout effrayé, il ne savait s'il devait rester ou s'enfuir. Mais l'ondine fit entendre sa douce voix, l'appela par son nom et lui demanda pourquoi il était si triste. Le meunier resta muet d'abord; mais, l'entendant parler si gracieusement, il prit courage et lui raconta qu'il avait jadis vécu dans le bonheur et la richesse, mais qu'il était maintenant si pauvre qu'il ne savait plus que faire.
« Sois tranquille,
répondit l'ondine, je te rendrai plus riche et plus heureux que tu ne l'as jamais été; seulement il faut que tu me promettes de me donner ce qui vient de naître dans ta maison.
C'est quelque jeune chien ou un jeune chat sans doute, » se dit tout bas le meunier. Et il lui promit ce qu'elle demandait.
L'ondine se replongea dans l'
eau, et il retourna bien vite, consolé et tout joyeux, à son moulin. Il n'y était pas arrivé encore, que la servante sortit de la maison et lui cria qu'il n'avait qu'à se réjouir, que sa femme venait de lui donner un garçon. Le meunier demeura comme frappé du tonnerre : il vit bien que la malicieuse ondine avait su ce qui se passait et l'avait trompé. La tête basse, il s'approcha du lit de sa femme, et, quand elle lui demanda : « Pourquoi ne te réjouis-tu pas de la venue de notre beau garçon? » Il lui raconta ce qui lui était arrivé et la promesse qu'il avait faite à l'ondine. « A quoi me sert la prospérité et la richesse, ajouta-t-il, si je dois perdre mon enfant? » Mais que faire? Les parents eux-mêmes, qui étaient accourus pour le féliciter, n'y voyaient nul remède.
Ce
pendant le bonheur rentra dans la maison du meunier. Ce qu'il entreprenait réussissait toujours; il semblait que les caisses et les coffres se remplissaient tout seuls, et que l'argent se multipliait dans l'armoire pendant la nuit. Au bout de peu de temps, il se trouva plus riche que jamais. Mais il ne pouvait pas s'en réjouir tranquillement : la promesse qu'il avait faite à l'ondine lui déchirait le c½ur. Chaque fois qu'il passait près de l'étang il craignait de la voir monter à la surface et lui rappeler sa dette. Il ne laissait pas l'enfant s'avancer près de l'eau. « Prends garde, lui disait-il ; si tu y touches jamais, il en sortira une main qui te saisira et t'entraînera au fond. » Cependant comme les années s'écoulaient l'une après l'autre et que l'ondine ne reparaissait pus, le meunier commença à se tranquilliser.
L'enfant avait grandi, était devenu jeune homme, et
on le plaça à l'école d'un chasseur. Quand il eut pris ses leçons et fut devenu lui-même un chasseur habile, le seigneur du village le fit entrer à son service. Il y avait dans le village une belle et honnête jeune fille qui plut au chasseur, et quand son maître s'en fut aperçu, il lui fit présent d'une petite maison : ils célébrèrent leurs noces et vécurent heureux et tranquilles, s'aimant de tout leur c½ur.
Un jour, le chasseur poursuiv
ait un chevreuil. L'animal ayant débouché de la forêt dans la plaine, il le suivit, et d'un coup de feu retendit enfin par terre. Il ne remarqua point qu'il se trouvait tout près du dangereux étang, et, quand il eut vidé l'animal, il vint laver dans l'eau ses mains toutes tachées de sang. Mais à peine les avait-il plongées que l'ondine sortit du fond, l'enlaça en souriant dans ses bras humides et l'entraîna si vite que le flot se referma sur lui en jaillissant.
Quand le soir fut venu et que le
chasseur ne rentra pas chez lui, sa femme entra dans une grande inquiétude. Elle sortit pour le chercher, et, comme il lui avait souvent raconté qu'il était obligé de se tenir en garde contre les embûches de l'ondine de l'étang et qu'il n'osait se hasarder dans le voisinage de l'eau, elle eut le soupçon de ce qui était arrivé. Elle courut à l'étang, et, quand elle vit près du bord sa gibecière, elle ne put plus douter de son malheur. Se lamentant et se tordant les mains, elle appela son bien-aimé par son nom, mais inutilement; elle courut de l'autre côté de la rive, l'appela de nouveau, adressa à l'ondine les plus violentes injures, mais on ne lui fit aucune réponse. Le miroir de l'eau restait tranquille, et la face à demi pleine de la lune la regardait sans faire un mouvement.
La pauvre
femme ne quittait point l'étang. D'un pas précipité, sans prendre de repos, elle en faisait et en refaisait le tour, tantôt en silence, tantôt en poussant de grands cris, tantôt en murmurant à voix basse. Enfin ses forces furent épuisées, elle s'affaissa sur la terre et tomba dans un profond sommeil. Bientôt elle eut un rêve.
Elle montai
t tout inquiète entre deux grandes masses de roches; les épines et les ronces piquaient ses pieds, la pluie battait son visage et le vent agitait ses longs cheveux. Quand elle eut atteint le sommet de la montagne, un aspect tout différent s'offrit à elle. Le ciel était bleu, l'air tiède, la terre s'abaissait par une pente douce, et au milieu d'une prairie verdoyante et tout émaillée de fleurs était une jolie cabane. Elle s'en approcha et ouvrit la porte; au dedans était assise une vieille en cheveux blancs qui lui fit un signe gracieux. Au même instant la pauvre femme s'éveilla. Le jour était déjà levé, et elle se décida à faire aussitôt ce que lui conseillait son rêve. Elle gravit péniblement la montagne, et elle trouva tout semblable à ce qu'elle avait vu dans la nuit.
La vieille la reçut graci
eusement et lui indiqua un siège où elle l'invitait à s'asseoir. « Sans doute tu as éprouvé quelque malheur, dit-elle, puisque tu viens visiter ma cabane solitaire. »
La
femme lui raconta, tout en pleurant, ce qui lui était arrivé. « Console-toi, lui dit la vieille, je viendrai à ton secours : voici un peigne d'or. Attends jusqu'à la pleine lune, puis rends-toi près de l'étang, assieds-toi sur le bord, et passe ce peigne sur tes longs cheveux noirs. Quand tu auras fini, dépose-le sur le bord, et tu verras ce qui arrivera alors. »
La
femme revint, mais le temps lui dura beaucoup jusqu'à la pleine lune. Enfin le disque arrondi brilla dans le ciel, alors elle se rendit près de l'étang, s'assit et passa le peigne d'or dans ses longs cheveux noirs; et quand elle eut fini, elle s'assit au bord de l'eau. Bientôt après, le fond vint à bouillonner, une vague s'éleva, roula vers le bord et entraîna le peigne avec elle. Le peigne n'avait eu que le temps de toucher le fond, quand le miroir de l'eau se partagea : la tête du chasseur monta à la surface. Il ne parla point, mais regarda sa femme d'un ½il triste. Au même instant, une seconde femme vint avec bruit et couvrit la tête du chasseur. Tout avait disparu, l'étang était tranquille comme auparavant, et la face de la lune y brillait.
La femme revint désespérée, mais un rêve lui montra la cabane de la vieille. Le matin suivant elle se mit en route et conta sa peine à la bonne fée. La vieille lui donna une flûte d'or et lui dit : « Attends jusqu'au retour de la pleine lune; puis prends cette flûte, place-toi sur le bord, joue sur l'instrument un petit air, et, quand tu auras fini, dépose-la sur le sable, tu verras ce qui se passera alors. »
La femme fit ce que lui avait dit l
a vieille. A peine avait-elle déposé la flûte sur le sable, que le fond de l'eau vint à bouillonner; une vague s'éleva, s'avança vers le bord et entraîna la flûte avec elle, bientôt après l'eau s'entr'ouvrit,et non-seulement la tête du chasseur, mais lui-même jusqu'à la moitié du corps monta à la surface. Plein de désir il étendit ses bras vers elle, mais une seconde vague vint avec bruit, le couvrit et l'entraîna au fond. « Ah! dit la malheureuse, que me sert de voir mon bien-aimé pour le perdre encore? »
La tristesse remplit de nouveau
son c½ur, mais le rêve lui indiqua une troisième fois la maison de la vieille. Elle se mit en route, et la fée lui donna un rouet d'or, la consola et lui dit : « Tout n'est pas fini encore; attends jusqu'à ce que vienne la pleine lune, puis prends le rouet, place-toi au bord, et file jusqu'à ce que tu aies rempli ton fuseau ; quand tu auras achevé, place le rouet près de l'eau, et tu verras ce qui se passera alors. »
La femme sui
vit ce conseil de point en point. Dès que la nouvelle lune se montra, elle porta le rouet d'or au bord de l'eau, et fila diligemment jusqu'à ce que son lin fût épuisé et que le fil eût rempli le fuseau. A peine le rouet fut-il déposé sur le bord, que le fond de l'eau bouillonna plus violemment que jamais ; une forte vague s'avança et emporta le rouet avec elle. Bientôt la tête et le corps tout entier du chasseur montèrent à la surface. Vite il s'élança sur le bord, saisit sa femme par la main et s'enfuit. Mais à peine avaient-ils fait quelques pas, que l'étang tout entier se souleva avec un horrible bouillonnement et se répandit avec une violence irrésistible dans la plaine. Déjà les deux fuyards voyaient la mort devant leurs yeux, quand la femme dans son angoisse appela la vieille à son aide, et en un instant ils furent changés, elle en crapaud, lui en grenouille. Le flot qui les avait atteints ne put les faire périr mais il les sépara et les entraîna très-loin l'un de l'autre.
Quand l'eau
se fut retirée et qu'ils eurent remis le pied sur un terrain sec, ils reprirent leur forme humaine. Mais aucun des deux ne savait ce qu'était devenu l'autre; ils se trouvaient parmi des hommes étrangers, qui ne connaissaient pas leur pays. De hautes montagnes et de profondes vallées les séparaient. Pour gagner leur vie, tous deux furent obligés de garder les moutons. Pendant plusieurs années ils conduisirent leurs troupeaux à travers les bois et les champs, accablés de tristesse et de regret.
Une fois, comme le printemps venait de refleurir, tous deux sortirent le même jour avec leurs troupeaux, et le hasard voulut qu'ils marchassent à la rencontre l'un de l'autre. Sur la pente d'une montagne éloignée, le mari aperçut un troupeau et dirigea ses moutons de ce côté. Ils arrivèrent ensemble dans la vallée, mais ne se reconnurent point ; pourtant ils se réjouissaient de n'être plus seuls. Depuis ce temps-là ils faisaient paître chaque jour leurs troupeaux l'un près de l'autre : ils ne se parlaient pas, mais ils se sentaient consolés. Un soir, comme la pleine lune brillait au ciel et que les moutons reposaient déjà, le berger tira sa flûte de son sac et en joua un air gracieux, mais triste. Quand il eut fini, il remarqua que la bergère pleurait amèrement. « Pourquoi pleures-tu? lui demanda-t-il.
— Ah! répondit-
elle, c'est ainsi que brillait la pleine lune lorsque je jouai pour la dernière fois cet air sur la flûte, et que la tête de mon bien-aimé parut à la surface de l'eau. »
Il la regarda et ce fut
comme si un voile était tombé de ses yeux; il reconnut sa femme bien aimée; et en la regardant, comme la lune brillait sur son visage, elle le reconnut à son tour. Us se jetèrent dans les bras l'un de l'autre, s'embrassèrent, et s'ils furent heureux, qu'on ne le demande point.

# Posté le samedi 16 mai 2009 07:05

UN CONTE DE FEE PAS ORDINAIRE!!!!!!

UN CONTE DE FEE PAS ORDINAIRE!!!!!!
Il était une fois dans un royaume très très lointain, comme tout vrai royaume qui se respecte, un roi. Ce roi avait un fils -qui était prince donc- que l'on appelait le prince Thomas. Un jour, le roi appela son fils en ces termes :
- Mon fils,,. voici qu'approche le jour de ton vingtième anniversaire et tu n'es toujours pas marié. J'ai su dès ta naissance que tu étais un incapable, mais là, tu pousse le bouchon un peu trop loin, mon fils. C'est pourquoi j'ai trouvé pour toi une occasion en or. La princesse Rose Fleur
de Violaine a été faite prisonnière par le vilain méchant sorcier Saurorg. J'aimerai que tu ailles la délivrer, et alors, pour te récompenser, elle sera bien obligée de t'épouser, comme le veut la coutume. Le prince Thomas se récria :
- Mais je la connais même pas, moi, cette princesse ! Qu'est-ce que tu veux que j'aille l'épouser ?
- Tu sais, mon fils, en plus d'être très belle, elle est très riche !

Alors, en entendant cet argument qu'il trouva plus que convaincant, le jeune prince s'empressa d'enfourcher sa mont
ure. Une monture, c'est bien sûr un animal sur lequel on peut monter. La plupart du temps c'est un cheval, ce peut être même parfois un âne (Sancho Pança ne se serait jamais passé du sien) mais dans le cas de Thomas, c'était un mouton. Il faut dire que notre prince était très pauvre et que pour dix pistoles, il n'avait pu trouver autre chose, à part peut-être une autruche en très mauvais état qu'un cirque avait déposé en occasion, mais notre prince n'était pas si ridicule que ça, il ne faut quand même pas exagérer !
Bref, un beau matin, (parce que les matins sont toujours beaux dans les contes de fées), notre prince se met en route sur sa monture qui portait le doux nom de Timoléon, Tim pour les intimes. (Ça ne s'invente pas...). Il rencontra en chemin maints obstacles qu'il brava avec courage, comme par exemple une colonie de fourmis rouges qui ne voulait pas passer par le passage piéton (euh, fourmilier, pardon). Il tomba soudain nez à nez avec une petite créature qui gesticulait, prise au piège dans une toile d'araignée. Le
prince Thomas ajusta ses lunettes pour regarder de plus près le petit prisonnier. Il ne mesurait pas plus de dix centimètres, avait la peau bleue et de gigantesques oreilles pointues.
- Au lieu de me regarder planté là à ne rien faire, cria le petit bonhomme d'une petite voix suraiguë (tout était petit chez lui), tu ferais mieux de me sortir de là ! Le prince s'exécuta et décolla l'elfe en le tirant par un pied, puis le posa dans sa main.
- Eh ! Je ne suis pas un jouet, moi ! Me secoue pas comme ça ! Le prince s'excu
sa.
- Je suis Fleen, un elfe, reprit la créature d'une voix trop solennelle pour lui. Je suis le denier de ma race. Puisque tu m'as sauvé la vie, je me dois de te suivre jusqu'à ce que j'aie épongé ma dette d'honneur ! Et puis de toute façons, je n'ai rien d'autre à faire en ce moment...
- Mais bien sûr ! Moi je dois aller délivrer une princesse d'un affreux sorcier, et toi, minus comme tu es, tu crois que tu peux m'aider ?
- Ne m'insulte pas ! La taille ne compte pour rien, et puis, j'ai des pouvoirs magiques ! Le
prince leva un sourcil sceptique. Et puis, susurra-t-il, je sais où se trouve le château de ta princesse !
- Tu ne sais même pas laquelle c'est !
- Des princesses emprisonnées, y en a pas trente-six !
- Bon, d'accord... allez, viens !
Le prince mit Fleen sur son épaule et tous deux (euh, tous trois, n'oublions pas Tim) se remirent en route. Quelques temps après, au détour d'un bosquet, ils virent se dresser devant eux les gigantesques tours du château de Saurorg. C'était un immense château plein de sculptures biscorn
ues et de gargouilles. Quand ils approchèrent, ils s'aperçurent que les douves étaient remplies de lave en fusion et que l'on ne pouvait accéder que par un pont-levis brinquebalant. Tremblants, ils franchirent le pont-levis et arrivèrent devant une grande porte en bois de chêne. Mais elle était fermée, comme de bien entendu, et ils ne purent jamais l'ouvrir. Alors ils se mirent de profil pour faire le tour du château, sur une avancée qui ne faisait pas plus de vingt centimètres. Vous me direz que Fleen n'avait pas besoin, lui, de se mettre de profil vu qu'il était tout petit, mais son cerveau était tout petit aussi...
En avançant ainsi comme des crabes, certes, ils avaient l'air ridicule (surtout Tim), mais ils trouvèrent une petite ouverture creusée dans la roche. Ils s'y faufilèrent, et rampèrent dans le boyau à quatre pattes. Fleen aussi qui – rappelons-le -avait le cerveau tout petit. Ils débouchèrent alors sur une immense caverne. De là ou ils étaient, ils pouvaient voir la princesse qui était ligotée à un mât. Malheureuse
ment, ils pouvaient voir aussi un immense dragon noir qui montait la garde devant. Alors, soudain, on entendit de gros sanglots. C'était le prince Thomas qui pleurait de désespoir.
- Mais, on n'y arrivera jamais ! Je retourne chez moi !
- T'as bien une épée ? Béla Tim (oui, dans les contes de fées, les animaux savent parler.)
- Même pas, je l'ai oubliée...
- On est bien alors... Fleen intervint :
- Je t'avais dit que je pouvais t'aider !
- Je vois pas comment tu peux faire...pleurnicha Thomas.
- Arrête de pleurer et
laisse moi faire, tu veux ?

Alors Fleen se mit à gonfler ses joues, des joues aussi larges que ses oreilles. Et il souffla, souffla encore, des milliers de bulles multicolores. Thomas et Tim étaient ébahis, c'était bien joli, mais à quoi ça pouvait servir ? Alors, les bulles allèrent se coller une à une sur les luisantes écailles noires du dragon. Celui-ci, quand il vit que les écailles noires qu'il avait mit si longtemps à lustrer et dont il était si fier étaient de toutes les couleurs, s'écria :
- Mon dieu ! Quel
le horreur ! Regardez moi ce travail ! Et mon standing maintenant ? Comment je vais tenir ma réputation ? Je ne suis plus un vrai dragon maintenant ! Et il courut loin, très loin, pour aller se nettoyer dans la mer. On en était débarrassé, enfin une bonne chose de faite ! Nos trois héros descendirent près de la princesse. Le prince tira sur les cordes, mais comme il n'arrivait pas à défaire les n½uds, et qu'il avait oublié son épée, il se remit à pleurnicher.
- A mon tout maintenant ! Bêla Tim. Le prince Thomas le re
garda d'un air circonspect.
- Et en quoi tu peux m'être utile, s'il te plait ? Tu vas faire des bulles multicolores ? Sans répondre à cette méchanceté, Timoléon se mit à brouter les cordes à toute vitesse et en moins de temps qu'il en faut pour le dire, la princesse fut libérée.
- Mm mm mum muum, dit-elle.
- Il faudrait peut-être lui enlever son bâillon, non ? suggéra Fleen, qui pour une fois une grande idée. Aussitôt dit, aussitôt fait ! La princesse se jeta au cou du prince :
- Oh, mon sauveur !
- On se marie, ma b
elle ? Histoire que j'enrichisse mon royaume ?
- Le mariage, je veux bien, mais les sous, c'est une autre histoire...
- Comment ça ?!
- Il se trouve...euh, que j'ai fait...de mauvais placements en bourse et comment dire... : je suis ruinée.
- Quoi ? Alors plus question de mariage ! A ce moment très précis le vilain Saurorg entra en trombe (oui, on aurait bien dit une trombe) dans la caverne.
- J'ai entendu tout ce que vous avez dit ! On se prétend prince et on refuse les faveurs d'une si jolie princesse sous prétext
e qu'elle est pauvre ! Mais c'est une honte !

A partir de ce moment là la princesse ne regarda plus Saurorg -qui n'était pas si vilain que ça- du même ½il.

Le prince Thomas, Tim et Fleen rentrèrent alors penauds au château du roi. Quand Thomas raconta son échec à son père, celui-ci se mit à crier :
-Bon à rien, fainéant ! Et pour ses remonter, il commanda un verre de cognac à ses domestiques. La porte s'ouvrit alors sur la plus jolie servante que Thomas n'eut jamais vue...

Le mois suivant, on feta en grandes pomp
es trois mariages en même temps ; Oui, trois !! Celui de la princesse Rose Fleur de Violaine et de Saurorg, celui de Thomas et d'Héloïse (car c'est comme cela que le servante s'appelait) et ... celui de Fleen. Avec qui, me direz-vous, puisqu'il était le dernier de sa race ? Et bien avec la dernière de sa race, Aïnoha, ravissante petite elfe qui travaillait en secret pour Saurorg depuis des années.

Et comme dans tout conte de fées qui se respecte, ils se marièrent tous et eurent beaucoup d'enfants, euh...et d'elfes
!

# Posté le vendredi 15 mai 2009 18:31

CADEAU DE DOMINO 801 !!!!!!MERCI!!!

CADEAU DE DOMINO 801 !!!!!!MERCI!!!
C'est comme ça que je coois les blogschange, partage et amitié"
B
ien à toi !!!!!!ronika

Trés beau blog à voir !!!!!
lien ICI

# Posté le jeudi 14 mai 2009 11:28

Modifié le jeudi 14 mai 2009 11:40